lundi 16 mars 2026

Review Centaur Chronicles Anthologie

Salut, 

J'ai participé, il y a quelques mois déjà, à la campagne Ulule de l'album Centaur Chronicles Anthologie, des éditions FGProd. Ce dimanche matin, j'ai enfin trouvé le temps de me poser et de déguster les 7 récits qui le composent.  


Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez moi de vous faire un petit historique de la série mère proposée par le prolifique Jean-Michel Ferragatti, grand manitou et scénariste de Centaur Chronicles.

Par l'intermédiaire de sa maison d'édition, Jean-Michel, féru d'histoire, a eu envie d’offrir, à travers une série d'albums, un pan de la BD américaine, tombé dans l’oubli et aujourd’hui libre de droits. 

A cette occasion, il s’est entouré d’un grand nombre d’artistes passionnés et passionnants, comme Marti ou Jean-Marie Minguez et a publié quatre albums cartonnés proposant, d’une part, les histoires originelles remasterisées par Reedman, mais surtout une aventure totalement inédite avec des protagonistes au design entièrement repensé et modernisé.

Amazing-Man, Super-Ann, Mighty-Man, Blue-Bird... ne sont qu’une infime partie des héros que vous pouvez découvrir à travers les innombrables pages proposées. 

L’arc principal terminé, Jean-Michel a souhaité mettre en pause son récit et développer des séries dérivées, mettant en scène certains de ces personnages. 

En 2024, il lance simultanément deux projets sous la forme de fascicule, un tout public, Aventures au pôle Nord, avec aux dessins Gaelle Levallet, et Fantoman, qu’il laisse aux mains expertes de Laurent Arthaud, le scénariste d’Hoplitéa (Northstar Comics), qui collaborera avec quelques artistes, tels que Greg Watine, Eudo, Maddog et Agunaou, pour une anthologie centrée sur le Fantom of the Fair et son énigmatique descendance. 



En 2025, Jean-Michel revient cette fois avec un recueil spécial mettant en scène pas moins de sept héros Centaur. On y découvre, notamment Fantom of the Fair, Mantoka, The Arrow, The Clock, Blue Bird, Black Panther, mais aussi la novice et inédite White Tiger. 

Comme ce fut le cas précédemment, le scénariste-éditeur a su s’entourer de beaucoup de talents et En plus des personnes citées ci-dessus, il a convié Guile et Eric Van Elslande, mais aussi Xavier Duvet et André Vaz.

Les histoires se déroulent sur des époques antérieures et postérieures aux événements survenus au cours de la série mère. On se retrouve au far-West, dans la romantique ville de Paris du 19e siècle, aux Etats-Unis de l’entre deux guerres, dans les années 50 et 70. 

Les récits sont composés d’une vingtaine de pages et on y (re)découvre les origines de ces héros aux pouvoirs impressionnants ou à la matière grise extraordinaire.

The Clock, m’a particulièrement plut. C’est une sorte de détective, à la Batman, ne possédant aucun pouvoir, si ce n’est une très grande intelligence. La manière dont les artistes ont décidé de mettre en pages les aventures de ce personnage n’est pas sans rappeler les cadrages d’une époque révolue. Pourtant, je suis admiratif de cette forme d’hommage bien senti. J’ai eu l’impression de faire un voyage dans le temps et je me suis laissé prendre au jeu.


Ensuite, j’ai beaucoup aimé le récit avec Blue Bird et Black Panther (qui n’a absolument rien à voir avec la version de Marvel). Eric Van Elslande et Jean-Michel parviennent à moderniser ces deux entités sorties d’un autre âge, apparu à une période de l’histoire américaine où les femmes étaient au foyer, à faire la popotte et de s’occuper des enfants, où les héros étaient forcément des hommes à la peau blanche. 

Chose qui ne se faisait pas trop non plus à cette époque en BD, un héros masqué ne montrait jamais sa véritable identité. Pour le Black Panther de Centaur, les auteurs lui en ont donné une qui dépasse tout ce que je pouvais imaginer et que je trouve pleine de bon sens. Je ne souhaite pas vous spoiler ce twist final, mais sachez qu’en tant que scénariste, j’aurai aimé avoir eu l’idée. 

Blue Bird, de son côté, apparait bien plus forte et déterminée. Elle porte un costume ultra moderne et ça change tout. Elle devient totalement crédible, à l’instar de la version d’origine, où, elle subissait ce qui lui arrivait. 


Ensuite, je suis fan absolu du Fantom of the Fair de Jean-Marie Minguez. J’aime le traitement graphique en nuance de gris et une touche de rouge. Ça colle tellement bien à l’histoire qu’ils ont imaginé pour ce héros. Une origine que j’étais loin d’imaginer. J’ai été à la fois surpris et conquis. Ils nous proposent un affrontement avec une icone de la littérature populaire du 19e siècle, dans Notre-Dame. 

De la même manière, J’ai lu avec grand plaisir l’épisode de Guile et de sa White Tiger. Un personnage totalement inédit et imaginé par son dessinateur dans une Amérique des années 70. Autant j’ai adoré la voir se démener dans sa première mission super-héroïque, autant apprendre ses origines et l’identité de ses parents m’a un peu déçu. Son père, pas de problème, en revanche sa mère… Je n’ai pas compris. Je la croyais homosexuelle et assumant totalement cette part d’elle. 

Dans le même genre, j’ai eu du mal à croire à l’histoire de the Arrow. Un récit installé dans le far West. Imaginé que le héros sous la capuche a seulement 15 ans… Je n’y suis pas arrivé. Ce qui sauve le récit c’est le personnage de Mantoka, cet indien-chaman aux pouvoirs impressionnants. Lui m’a totalement conquis. Dommage, malgré un travail graphique où André n’hésite pas à rendre hommage à la période golden âge de Centaur, The Arrow n’a pas réussi à me séduire. Surement à cause d'une période historique mal choisie, de mon point de vue.

Pour finir, je tenais à dire quelques mots sur la Blue Bird de Xavier Duvet. J’ai redécouvert l’épisode d’origine. Le dessin magnifique de Xavier nous apporte ce qu’il faut de modernité et de sensualité que l’on ne retrouvait pas dans la première version. J’ai apprécié l’aspect graphique dans sa globalité et l’absence de couleurs n’était pas pour me déplaire. Une belle mise en bouche prometteuse et j’espère que d’autres anciens épisodes passeront entre les mains de Xavier pour notre plus grand plaisir.


En conclusion, j’ai passé un agréable moment à voyager à travers les époques et lire les histoires proposées. Même si, j’ai eu quelques doutes sur la crédibilité de certains récits, l’ensemble est prometteur et mérite qu’on s’y intéresse. 

Pour vous le procurer, n’hésitez pas à vous rendre sur la dernière campagne en cours de FGProd sur Ulule (lien ci-dessous). Cela vous permettra de faire l’acquisition de l’anthologie et de tous les produits Centaur à moindre et de bénéficier de frais de port avantageux. 

Bonne lecture !

Felipe.




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